Culture

Mon dernier concert d’Aznavour en Israël, époustouflant !

écrit par David Sabbah

On ne vous apprend rien, on a perdu le Géant Aznavour, et, depuis une semaine une pluie d’hommage se déverse un peu partout de par le monde. Le 23 novembre 2013, du haut de ses 89 ans, Charles Aznavour, grand ami du peuple juif alors en pleine tournée internationale, fait un stop en Israël pour se produire sur la scène du NOKIA ARENA à Tel aviv devant un parterre de 10 000 personnes. Enfin ! Je vous raconte ce concert désormais historique.

On pensait qu’il ne viendrait jamais et il nous a prouvé que son âge n’était en rien un obstacle pour satisfaire ses groupies israéliennes de toute obédience. Pourtant, Charles nous l’a bien rappelé : il est le premier artiste européen à s’être produit en Israël en 1949, soit un an après la déclaration d’indépendance ! Mais bien évidemment, sans chanter les succès qu’on lui connaît aujourd’hui tout simplement car ils n’étaient pas encore nés, donc bon…

Un concert en Israël chargé d’émotions

6 mois après la venue d’un autre titan de la chanson française, Johnny Hallyday, c’est donc au tour de Charles Aznavour de nous faire valser et rêver au Pays des merveilles et des miracles, pour le plus grand plaisir de nos yeux et de nos oreilles.

Larmes de joie, lorsque du haut de mes 25 ans et alors jeune olé hadash, j’ai appris sa venue en Israël, larmes qui se sont transformées ensuite en larmes de frustration lorsque j’ai vu le prix des places.

« Je dormirai à la rue s’il le faut, tant pis » me dis-je. 

Pas grave, il faut bien voir Aznavour au moins une fois dans sa vie. Qui plus est en Israël où la symbolique est particulièrement forte. C’est comme une éclipse. C’est rare d’en voir dans notre courte existence mais il faut savoir être au bon endroit au bon moment et savourer l’instant.

Avec ma sœur aînée nous nous rendons dans la salle de concert le jour J. on appréhendait tous 2 de se retrouver avec le club du troisième âge, celles et ceux qui ont vraiment connu Aznavour avec les cheveux encore noirs. Lorsque sur place, nous croisons d’autres jeunes, nous avons tout de suite eu un soupir de soulagement. Ouf, ne nous sommes donc pas les seuls à nous réjouir de voir un Ancien de la chanson française !

Aznavour en tournée internationale

C’est sur le deuxième balcon que nous sommes placés, fin prêt avec nos jumelles, à applaudir et acclamer le monument Charles Aznavour. Il entre. Standing ovation direct. Nos yeux scintillent et tout le monde a le sourire aux lèvres. Il entame son tour de chant. Les classiques, les moins connues, un ave Maria dédiée à la communauté arménienne présente en nombre dans la salle ainsi qu’un duo anglais/hebreu exceptionnel avec la chanteuse israélienne Ahinoam Niniv sur « She », déjà reprise en hébreu par Mati Caspi.

Sur scène une chaise haute à la disposition de Charles Aznavour, sans doute au cas où il fatiguerait. On le voit danser sur scène, gesticuler dans tous les sens, vivre ses chansons et ses mélodies, partager la complicité avec le public et les musiciens mais on oublie vite en le voyant qu’il n’a pas vingt ans.Et pourtant, il ne s’assiéra que très peu pendant les 2 heures et quelque de spectacle. Impressionnant. Epoustouflant.

Aznavour l’arménien et musiciens israéliens

On lui excusera ses interruptions lorsque, pendant « Comme ils disent», il se plaindra à 3 reprises de ne rien entendre. Spontané. Authentique. Il est perfectionniste, et sur scène il peut recommencer un morceau si il n’en est pas satisfait. Les musiciens sont quasiment tous israéliens et jouent sur partitions à la perfection. On les salue également car ils ont du avoir chaud à plusieurs reprises quand Charles Aznavour n’arrivait pas à chanter en rythme ou sur la bonne tonalité.

Malgré ses aléas du direct, on en a eu pour notre compte et il nous aura fait chanter et nous aura ému pendant cette soirée hors du temps.

Il nous avait promis de revenir en Israël après avoir remercié le public israélien de son accueil chaleureux.

L’ultime promesse de Charles Aznavour à Israël

Charles Aznavour a tenu sa promesse, il est revenu ! en 2017, à l’âge de 93 ans ! Du jamais vu, un exploit, un génie.

Cette fois-ci je n’y suis pas allé. Insatiable amoureux de son public et reconnaissant envers Israël, il avait même prévu une autre date en Israël. En juin 2019.

Il ne sera pas là cette fois-ci mais son œuvre, elle, restera au delà de ces rendez-vous manqués.

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