Economie

Le développement exceptionnel de l’économie israélienne est-il durable ? – Israël au XXIe siècle

banniere-tnt-web-boosting

Israël est aujourd’hui une puissance économique à l’échelle internationale en développement rapide et continuDepuis 2010 elle a rejoint l’OCDE qui comporte les 35 nations les plus développées du monde.

Par suite de ses performances exceptionnelles Israël est considéré comme un leader de tout premier plan dans les domaines porteurs de développement économique tels que les « Start UP« , les techniques d’irrigation, la lutte contre la sous-alimentation, la gestion et le traitement des ressources en eaux, la lutte contre la désertification, la reconquête et la « floraison du désert » …

Israël : 62% de croissance économique cumulée au XXIe siècle !

La croissance en cumulé de l’économie israélienne depuis le début du XXI ème siècle est de 62% alors que pour les autres nations les plus développées du monde de l’OCDE elle atteint en moyenne 32%.

Lire l’article de Ynet sur le sujet.

La croissance économique s’accompagne d’une croissance démographique rapide (presque 20‰ !) supérieure à celle du babyboom d’après-guerre en France et de la croissance rapide du niveau de vie qui est en voie de rattraper celui de pays européens comme la France.

La plupart des 35 pays les plus développés du monde de l’OCDE ont eu depuis 2008, une croissance économique extrêmement faible, une croissance démographique réduite et des taux de chômage relativement élevés. Par contre , Israël est un des rares pays parmi les membres de l’OCDE qui ont eu une croissance économique continue relativement élevée (de 2.5% a 5%), une croissance démographique continue (de l’ordre de 18‰) et un taux de chômage réduit (de l’ordre de 4.5%)

Ce développement économique d’Israël peut-il être qualifié de « développement durable » ?

Conformément à la définition  énoncée par Hans Jonas dans « Le Principe de responsabilité (1979) », un  développement est « durable » s’il est effectué en veillant   » à l’obligation des générations futures d’être une humanité véritable  « , c’est-à-dire  s’il prend en compte :

  1. Les besoins de la population entière du pays présente y compris dans les zones excentrées
  2. Les besoins de la population à venir du pays, nouveaux immigrants, jeunes et générations futures
  3. Les besoins des populations du monde qui le souhaitent
  4. La dimension écologique en recherchant une harmonie entre l’homme et la nature,
  5. L’environnement physique, les plantes et les animaux
  6. la crise écologique et sociale: réchauffement climatique, pénuries d’eau douce, déforestation , désertification et perte drastique de biodiversité« .

Economie israélienne : miraculeuse, oui mais…

Le développement d’Israël durant le XXI ème siècle s’est effectué en tenant compte :

I. De toute la population actuelle d’Israël :

pour compenser le développement survenu dans les zones du Centre les plus favorables aux investisseurs privés, les Autorités ont :

  1. Concentré à Zikhron Ya’akov et Beer Sheva’, deux pôles de développement situés les zones excentrées du Nord et du Sud, tous les investissements publics pour aider au démarrage d’entreprises innovatrices ; le développement exceptionnel de ces pôles a entrainé le développement régional sensible fonde sur des entreprises innovantes.
  2. Affecté la plus grande partie des investissements d’infrastructure réalisés ou programmés  dans le cadre d’un plan quinquennal ambitieux dans les zones excentrées:
    lancement de centres de production d’électricité décentralisée dans des fermes solaires dispersées dans tout le pays et de centrale thermo-solaire dans la zone du Plateau du Néguev ,
    multiplication des transports en commun permettant de désenclaver et de raccorder au centre du pays tous les  centres régionaux jusqu’à ce jour isolés,
    création de l’hôpital a Ashdod (ville du Sud),
    création d’écoles de formation de médecins à TSFAT (Nord),
    lancement de l’Autoroute A6, en direction Nord/Sud le long de la partie orientale du pays.

Le plus grand projet pour désenclaver le Sud du pays : Eilat-Tel-Aviv (260Km- 250Km/h)

  1. Canalisé les investissements publics pour la lutte contre la désertification dans le Sud (Néguev) lutte comportant la plantation de 6 millions d’arbres par an,
    la restauration de la capacité agricole des terres dégradées par le processus de désertification,
    le transfert au Néguev occidental des eaux usées de la métropole de Tel Aviv après traitement avancé les amenant au niveau de qualité « quasi-potable »
  2. Créé des centres industriels de niveau international dans le Néguev (tel qu’Intel à Kiryat Gat) et de centres de high tech internationaux (Centre de protection contre des agressions cybernétiques à Beer Sheva’…).                                                                                                         

Usine Ultra-moderne d’Intel a Kiryat Gat (Néguev)

II. De la population des générations futures d’Israël :

des investissements considérables ont été effectués afin de permettre aux nouveaux israéliens qu’ils soient futurs immigrants ou natifs du pays de ne pas être victimes de façon directe ou indirecte des conséquences préjudiciables du développement obtenu depuis la création du pays.

Ces investissements ont été réalisés pour :

  1. Arrêter toute pollution organique ou chimique des ressources hydrauliques du pays (souterraines et superficielles), et pour les conserver avec un niveau de qualité élevé.
  2. Restaurer toutes les rivières qui avaient été polluées (Projet Yarkon, Projet Kishon…)
  3. Restaurer tous les sols qui avaient été pollués suite à des activités industrielles,
  4. Stopper toute dégradation de la capacité de culture des sols suite à des phénomènes naturels tels que vents de sable, inondations, désertification : des millions d’arbres ont été planté (six millions chaque année).

                                                                                                                                                                   

Chaque année 6 millions d’arbres sont plantés en Israël (en cumul 100 millions d’arbres depuis 1880)

  1. Utiliser les surfaces récupérées et en faire des centres de développement agricole, industriels, urbains, universitaires et de Recherche- Développement nouveaux à même de fournir des emplois créatifs aux nouveaux immigrants aux jeunes et aux générations futures d’israéliens.

Le centre Ariel Sharon créé ex nihilo près de BEER SHEVA’ dans le Néguev

  1. Commencer à stopper la baisse de niveau de la Mer Morte grâce au lancement du premier projet pilote « Mer Rouge /Mer Morte » et à la réduction du pompage des eaux du Lac De KINNERET suite à la réussite des usines de dessalement d’eaux de mer.

III. Des populations du monde confrontées à des problèmes pour lesquels Israël a acquis l’expertise :

l’économie d’Israël est aujourd’hui complètement mondialisée ce qui permet aux entreprises et aux autorités des pays des 5 continents intéressés par un partenariat ou une coopération avec des organismes publics ou prives d’acquérir savoir-faire et expertise d’organismes israéliens.

Cette expertise est transmise à des milliers d’ingénieurs, techniciens, fonctionnaires ou simplement dans le besoin par
des organismes publics israéliens (Machav),
organismes privés (Institut International de Management de Galilee) ,
envoi d’étudiants ingénieurs israéliens en mission dans des zones éloignées des centres urbains africains,
initiatives d’Universités Israéliennes (Programme PEARS pour l’Innovation Globale avec le Kenya)
et des ONG israéliennes telles que « Innovation Africa« .

Quelques réalisations d’Innovation Africa pour amener l’eau potable et l’électricité dans les villages africains reculés.

Par ailleurs Israël, particulièrement bien équipé pour faire face à des catastrophes n’hésite pas à envoyer avec une rapidité exceptionnelle ses équipes entrainées pour aider les populations touchées par des tremblements de terre, des inondations, des Tsunamis, …

On évalue à environ 3.000 le nombre de blessés syriens soignés en Israël, selon les officiers israéliens interrogés, bien qu’un médecin syrien interviewé, de l’autre côté de la frontière dise que le nombre de personnes circulant pour obtenir des soins médicaux apparaisse bien plus important (http://www.jforum.fr/golan-israel-seduit-les-coeurs-et-les-esprits-video.html).

IV. De la dimension écologique

en recherchant une harmonie entre l’homme et la nature :

V. L’environnement physique, les plantes et les animaux :

Israël ne s’est pas limité à conduire une politique conforme aux exigences les plus strictes des écologistes modernes : arrêt de tout rejet pollué liquide, solide ou gazeux, collecte et traitement des déchets pour permettre leur recyclage, surveillance stricte et continue des systèmes de traitement etc., mais a décidé de restaurer tous les systèmes naturels ayant subi un préjudice environnemental par suite de la croissance du pays durant le XX ème siècle : système hydraulique superficiel, niveau d’eau de la Mer Morte, la grande décharge contrôlée d’ordures ménagères du Centre…

Dans chaque cas, l’effort de restauration ne se limite pas à redonner aux systèmes naturels l’aspect qu’ils avaient avant d’être polluémais d’en faire des Parcs Publics avec une végétation luxuriante favorable à la multiplication des oiseaux , des espaces d’eaux avec une végétations aquatique favorable  à la multiplication des poissons et êtres vivants aquatiques permettant aux oiseaux migrateurs durant leur passage pour traverser le pays de faire des haltes sans porter préjudice à  l’aquaculture intensive des agriculteurs.

Le Jardin du Kibboutz de EIN GUEDI (Arava-NEGUEV)

VI. la crise écologique et sociale:

« réchauffement climatique, pénuries d’eau douce, déforestation, désertification et perte drastique de biodiversité« .

Pour faire face à toutes ces questions, Israël a conduit avec succès :

  • La révolution de l’eau (1990/2010) qui lui a permis de faire face aux risques de sécheresse grave et de disposer des ressources indispensables pour restaurer le système hydrologique du pays
  • La plantation de millions d’arbres
  • La lutte active et efficace contre la désertification
  • La restauration d’une grande biodiversité dans tous les sites restaurés

Pour comprendre le mode de fonctionnement des innovateurs israéliens je reporte ci-dessous un fait emblématique : des chercheurs de l’université hébraïque de Jérusalem ont réussi  à trouver des espèces de tomates  qui poussent avec 90% d’eau en moins, ayant un bon gout, une belle couleur, une texture adéquate avec un rendement constant. Lire : des chercheurs israéliens ont produit une tomate miracle 

L’approche a consisté à utiliser la biodiversité naturelle, alors ils ont passé au crible des centaines d ‘échantillons d’ADN pour établir quels sont les plants qui présentaient des résistances et donc qui permettraient d’obtenir des tomates qui soient bonnes et plus résistantes explique la biologiste Yaël Goldberg. Cette méthode dite « d’hybridation » permet en outre de ne pas modifier le génome des tomates

Regardez le reportage en français :

Il est dorénavant possible de faire pousser des tomates dans le désert !

Conclusion : sans aucun doute le développement exceptionnel de l’économie israélienne est un développement de type durable !

publicité-alyah

Votre commentaire

Pin It on Pinterest

Share This
Inscrivez vous à la Newsletter
Inscrivez vous à la Newsletter Alyah.fr et tenez vous au courant de l'actu de l'alyah
Votre inscription à bien été enregistrée.
Respect de la vie privée
Don't miss out. Subscribe today.
×
×
// Tracke les liens sortants