Culture Les peoples et Israël

Tu te souviens, le concert de Johnny Hallyday à Tel Aviv ?

écrit par Thierry Tordjman
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Ce matin, j’ai été frappé comme des millions de fans par la nouvelle de la disparition de la légende française du Rock n’Roll, Johnny Hallyday. Outre les nombreux souvenirs d’enfance, d’adolescence, de vie bercés par ses chansons qui ont affleuré à la surface de mon conscient déprimé, un souvenir marquant s’est imposé au milieu de tous les autres : le concert événement de Johnny à Tel Aviv .

Ce concert, j’ai eu la chance d’y assister, en compagnie de quelques milliers de français, d’israéliens  francophones, et même – si, si, il y en avait – des israéliens non francophones surement encore secoués par la rencontre avec cet OVNI de la chanson française. Et, comme dirait Laurent Gerra imitant Céline Dion, « j’m’en va vous l’conter ».

Johnny en Israël, un miracle

Au départ, ça n’avait été qu’une rumeur. Puis elle avait enflé jusqu’à atteindre tous les recoins du microcosme francophone de Jérusalem : Johnny Hallyday, la star ultime du Rock n’Roll français, allait donner un concert en Israël dans le cadre de sa tournée internationale.

A l’époque, j’oscillais entre scepticisme et enthousiasme. Johnny avait été malade quelques mois auparavant. Il s’était fait opérer pour remplacer sa prothèse de hanche. Puis il avait été hospitalisé pour des problèmes de tachycardie provoquée par un virus. L’icône semblait être redevenue banalement humaine, redescendue de son Olymp…ia  pour subir les outrages de la vieillesse. En d’autres mots, je m’attendais, au pire, à ce qu’il annule en dernière minute pour raisons de santé ou, au mieux, qu’il arrive sur scène en déambulateur !

Quand sa venue s’est finalement confirmée, j’hésitais encore à prendre les billets, vu que mon entourage immédiat ne frémissait pas d’impatience à l’idée de participer au concert de Johnny.

Johnny Hallyday à Tel Aviv : un événement unique

C’est finalement accompagné de … ma mère que je me suis rendu à Tel Aviv, au Magnifique Pais Arena de Tel Aviv. Là, entre deux vannes de potes croisées sur place, j’ai commencé à réaliser que le concert qui nous attendait était un big évent ! Des milliers de personnes se bousculaient pour assister à cette représentation unique (J’ai appris plus tard que nous étions environ 15 000) et l’effervescence commençait à gagner le public.

Et puis, il est apparu sur scène, dans une explosion de lumières et de notes. A l’inverse de la plupart des chanteurs français qui viennent se produire en Israël les mains dans les poches, Johnny, en immense pro, avait tenu à donner un concert au standards  de sa tournée internationale. Des standards XXL : Une vingtaine de musiciens sélectionnés parmi les fines lames du rock n’roll, à commencer par Yarol Poupaud, des choristes américaines à la tessiture sensuelle, des effets de lumières dignes d’un show de Las Vegas, des écrans géants, montés, animés et contrôlés par une troupe de techniciens, des costumes de rockeurs exubérants… La générosité made in Hallyday !

La générosité made in Hallyday

Et de générosité il a encore été question  lorsqu’il a commencé à chanter. Cette voix intacte, conquérante, chaude, familière et vibrante qu’il offre à tous sans retenue. Ce souffle, mélodieux et puissant qu’il met dans ses chansons. Cette palette d’émotions, qu’il incarne et qu’il transmet. C’est simple, quand on l’entend, on capte tout de suite mieux ce que « chanter avec ses tripes » veut dire.

Il n’était pas vieux, il n’était pas malade, il était une étoile venue de sa galaxie nous donner un peu de lumière.

L’alyah francophone, fan de Johnny

Nous avons eu droit aux plus grands tubes de son répertoire français, « Gabrielle », « l’envie », « toute la musique que j’aime »… avec, en apothéose, un « Que je t’aime » mémorable repris à l’unisson par les 15 000 spectateurs présents.

Je me trompe peut-être, mais il a eu l’air surpris de se retrouver face à un public aussi connaisseur, aussi fan et aussi nombreux en Israël. On était loin du cliché du chanteur français interprétant ses tubes face à une poigne d’expatriés. Preuve qu’Israël devrait occuper une place de choix au sein de la Francophonie.

Mais nous avons aussi découvert Johnny sous un jour nouveau : entonnant en anglais, des standards du Rock n’Roll.

Y compris à la guitare unplugged. Saviez-vous que Johnny avait des talents de guitaristes ? Moi pas !

Johnny, fan d’Israël

Ce qu’il me restera de lui c’est la joie réelle qu’il avait d’être sur scène, en Israël, au milieu d’un peuple « formidable » « au sens de l’hospitalité » unique, d’un public qui l’aimait. L’énergie solaire d’un rockeur au cœur tendre. Le sourire de l’éternelle idole des jeunes.

« Je ne vous oublierai jamais » a-t-il conclu sa performance. Moi non plus.

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3 Commentaires

  • Tous ceux à qui j’ai fait lire cet article,l’ont trouvé trés bien écrit,retraçant le parcours d’un homme hors norme et la fin d’ une époque qui n’est plus.
    Bravo!

  • j y etais aussi à ce concert mythique que je n oublierai pas de ma vie…..juste au premier rang…..un reve eveille….!!!!! Johnny…ici en Israel….!!!
    memorable…magique…intense….inoubliable….!!! pas de mots……Johnny….le meilleur de tous….!!!!

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