Interviews bilan d’Alyah 

Thierry Tordjman – Les raisons de mon Alya de Nice

Alyah en live
écrit par Thierry T
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Thierry Tordjman est responsable de communication du département « Massa » de l’expérience Israélienne et co-fondateur de l’agence web TnT Web Boosting. Amoureux de la côte d’azur et francophile averti, il a pourtant décidé de quitter sa terre natale pour s’installer à Jérusalem, l’éternelle. Mais qu’est ce qui a bien pu motiver ce niçois pur jus à tenter l’aventure de l’Alya ? Début de réponse.

La côte d’Azur, so Nice ?

L’alya ? A priori, rien ne me prédisposait à une telle aventure.

Je venais de Nice et j’étais amoureux de cette région paradisiaque baignée de soleil, entre mer et montagnes, entre plage et sports d’hiver…

J’avais rejoint les bancs de la fac de droit pour décrocher un bac + 2, sésame nécessaire pour rentrer en école de journalisme.

Ecole publique et racines juives.

J’étais un enfant de l’école publique mais je restais néanmoins très attaché à mes racines juives. Et j’avais su faire ma place qu sein de la communauté juive niçoise par le biais du Talmud Thora, de la communauté de la Synagogue Deloye, des mouvements de jeunesse divers et variés que j’avais fréquentés, en tant qu’adhérant puis qu’animateur; Gan Israël, sous l’égide du Beit Habad de Nice et du Rav Pinson, DEJJ et plus tard BBYO. Je les salue au passage et les remercie a posteriori pour toutes les valeurs qu’ils transmettent au quotidien.

De plus, je n’avais jamais souffert d’antisémitisme.

Pire, j’étais assez critique avec le gouvernement israélien, bercé par une lecture quotidienne du « Monde » et l’ambiance de la fac de droit de Nice…

L’image des pionniers israéliens

Pourtant, j’avais toujours à l’esprit l’image des pionniers qui avaient tout quitté pour bâtir un refuge viable aux juifs du monde entier. Une oasis de paix pour un peuple décimé par la guerre. Un ilot de fierté pour ces tribus d’Israël en quête de dignité. Des hommes et des femmes qui, par leur courage et leur hargne, avaient réussi à faire refleurir le désert, à transformer terres arides et marécages putrides en océan de végétation luxuriante…

Mais tout cela me semblait tellement loin…

J’étais venu en Israël une seule fois, après ma bar mitsva et j’avais été impressionné par les énergies positives qui émanaient de ce jeune pays. Mais je ne me voyais pas un jour habiter là-bas.

Le déclic en terre de Judée

Le déclic a eu lieu à l’été 1997. Je suis parti pendant un mois et demi visiter mes cousins qui avaient fait leur Alya un an plus tôt. Ils m’ont accueilli chez eux, à Cfar Adoumim, un petit village du désert de Judée sur la route de la mer morte, à quelques encablures de Jéricho. Un choc culturel par rapport à notre perception de la vie occidentalisée. Les habitants vivaient au rythme de l’étude et de la prière, sur la terre de leurs ancêtres. Les biens matériels étaient relégués à leur véritable rang d’accessoire et tous semblaient se concentrer sur l’essentiel. La spiritualité, la morale, les valeurs humaines, la collectivité… Cela changeait pas mal de notre approche individualiste et consumériste. Mes cousins habitaient dans une bicoque préfabriquée et ils avaient l’air heureux, épanouis.

Je me doutais bien que tout Israël ne vivait pas de cette manière et que la Start Up Nation ne se reposait plus franchement sur le modèle des kibboutz.

Mais en revenant à Nice, cette expérience a continué de me trotter dans la tête tout au long de l’année.

Et à la rentrée, ayant choisi de quitter le domicile familial, plutôt que le chemin de la fac de droit d’Aix, j’ai emprunté celui, plus escarpé, de Jérusalem.

J’avais 19 ans. On était en 1998.

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