Politique

Vers une surprise pour les élections israéliennes?

écrit par Arik

Je ne suis pas un fin observateur de la politique israélienne et je ne peux pas dire que je maîtrise les arcanes du système politique israélien, loin de là. Pourtant, il y a une réaction que j'ai toujours quand j'entends que les carottes sont cuites deux mois avant un scrutin : comment pouvez-vous être si sûr?!

On a dit la même chose pour l'élection américaine. Alors, il est vrai qu'Obama a été réélu, mais pas aussi largement et facilement que les commentateurs le laissaient entendre deux mois avant que les américains ne se prononcent. Chacun est libre de penser ce qu'il veut de Romney, mais, même dans la défaite il peut se targuer de s'être bien défendu.

D'ailleurs, plus proche de nous, en France, le président sortant, ne s'est pas non plus retrouvé emporté par la vague rose qu'on lui avait prédit. Bref, je ne tiens pas à trop m'étendre sur le sujet, mais force est de constater que les prédictions des analystes n'ont pas force de loi.

"6485468450fee3d20d7cd9.46152204.jpg"Source photo: www.fpif.org

Et donc, ici aussi, je m'interroge sur l'issue de ce scrutin. Pas que je doute tellement du scénario proposé par les commentateurs, après tout, dans les deux exemples que j'ai mentionné, leurs prédictions se sont révélées justes au final. Mais il y a tout de même une différence fondamentale : dans ces deux cas, une majorité claire pouvait être dégagée. En France au suffrage universel direct et aux Etats-unis par l'intermédiaire des grands électeurs.

Ici, tout est différent. C'est une des choses qui nous est le plus étrange quand on vient de France, mais le système de la proportionnelle rend les choses beaucoup moins prédictibles. J'en veux pour preuve irréfutable l'élection de 2009 qui vit Kadima être la formation majoritaire avec 28 sièges et pourtant filer droit dans les rangs de l'opposition à cause de son incapacité à rassembler une coalition. 

Ici, quand les carottes sont cuites, on ne sait jamais comment elles sont cuites et avec quelle sauce elles vont être mangées. 

C'est d'ailleurs ce qu'on a pu observer dans les dernières semaines du scrutin, le suspense semble presque se jouer moins dans les urnes que dans les querelles de personnes.

J'en veux pour preuve la danse du troublions Naftali Bennett qui grimpe dans les sondages, se fait démolir par le Likud et pourtant multiplie les signes cordiaux à l'égard de Bibi.

Le balet Yashimovitch / Livni, n'est pas mal non plus, hésitant entre une alliance pour "renverser Natanyahu" ou une main tendue pour être d'une coalition anti Bennett, il y a dans l'air comme un parfum de Dallas. Il paraît d'ailleurs que Yair Lapid a ses chances lui aussi… Bref, ici, comme nulle part ailleurs, rien n'est joué d'avance avant que le grand bal ne commence.

Sauf que cette fois… pour pimenter encore davantage les choses : nous avons une participation exceptionnelle. De plus de 55% à 18h, soit près de 5% supérieure à celle de 2009, elle pourrait dépasser les 70% et être la plus forte participation depuis 1949!

Petit à petit, des statistiques viennent émailler la journée : on sait déjà qu'au moins 56% des soldats ont voté et que dans certains quartiers, comme à Bnei Brak (quartier religieux de la banlieue de Tel Aviv) un taux de 70% avait été enregistré à 17h ! 

Autant de grains à moudre pour les analystes! Ce qui motive cette participation, je n'en ai aucune idée, pour ce qui est de Bnei Brak, l'un de ses résidents, l'investisseur Jérémie Berrebi m'a confirmé que les enjeux pour ses résidents étaient très importants pour cette législature. Mais, me semble-t-il, cela ne suffirait pas à expliquer seul la participation au niveau national. Peut-être qu'il y a une autre force à l'oeuvre : la lassitude, l'espoir… Je n'en sais rien, mais nous en aurons la confirmation au moment des résultats.

Je lis sur twitter que l'état major du Likoud est sous pression. C'est le genre de bruits couramment lancés par des "spin doctors" pour modifier une trajectoire de vote, mais je pense que c'est tout simplement que les hommes politiques savent mieux que quiconque qu'une élection n'est jamais gagnée avant la fin.

Je vous laisse à vos pronostics ! 


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