Histoire d’Alyah

40 ans après son Alyah, Dina raconte son épopée de jeune fille arrivée seule en Israël

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Ce témoignage est celui d’une jeune fille de 20 ans arrivée seule en Israël, qui a été capable de faire des études supérieures à Jérusalem, de conduire une carrière professionnelle tout en réussissant la création d’un foyer juif avec son mari et plus particulièrement l’éducation de leurs trois enfants : diplômés pour les deux aînés de l’enseignement supérieur et commençant des études supérieures de mathématiques pour le benjamin! (1). Pour approfondir le contenu, lire avec attention la notice explicative.


Ezra(2):Merci chère Dina d’avoir accepté de répondre à nos questions et de partager avec nous ton chemin en Israël, afin que d’autres suivent ton exemple et nous rejoignent en Israël et bien s’y intégrer. Pourrais tu tout d’abord te présenter?

Dina: J’ai 60 ans, je vis en Israël depuis 40 ans, je suis mariée et nous avons la joie d’avoir trois enfants nés en Israël. J’ai vécu à Ma’alot(3) pendant 10 ans et depuis 24 ans je vis à Carmiél4) en Galilée(5). Professionnellement, je suis salariée et j’ai travaillé à Raphael(6) avant de me tourner vers le secteur privé.

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Ezra: Depuis quand ton projet de “Alyah” a pris forme?

Dina: En 1974 de Janvier à Septembre j’ai été volontaire au Kibboutz, période dans laquelle j’ai suivi un oulpan. La ‘Alyah officielle s’est faite en septembre à Jérusalem et j’ai commencé immédiatement une Mehina(7) à l’école normale David Yelin(8). A l’époque je désirais devenir professeur de mathématiques au collège : Mes études sont prises en charge par le Minhal Studentim (9).

 

Ezra: Tu n’es pas devenue professeur de mathématiques?

Dina: Non! En 1977 pour des raisons personnelles je change de voie et décide de préparer un BTS d’électronique au collège de Hadassah (10) à Jérusalem. En fin 1979 je finis mon BTS et comme prévu je quitte Jérusalem pour la périphérie où je pourrai bénéficier d’un logement du ministère de l’intégration et de plus de chance de trouver du travail dans l’industrie: Je vais vivre à Ma’alot et après un peu d’attente je suis embauchée à Raphael.

Ezra: Quels sont les enseignements que tu retires de cette première période d’intégration?

Dina: De cette période d’intégration je retiens les enseignements suivants:

●l’importance d’un groupe dans les premiers temps: au niveau du soutien moral d’éviter l’isolement social etc.

●l’importance aussi grande de l’apprentissage de la langue: ne négliger pas ces études même si vous pensez que trouver un travail ou acheter un appartement est plus urgent. L’oulpan au kibboutz est une bonne solution car pendant les 5 mois d’oulpan il n’y a pas de problèmes financiers…

●après un certain temps il faut fréquenter des israéliens et pas que des francophones: la société peut paraître fermée mais si vous faites un effort ils vous accueilleront. Participez à la vie culturelle (musées, concerts ne demande pas trop de connaissances linguistiques…)

●Si vous devez faire des études en Israël apprenez l’anglais vous en aurez besoin.

Ezra: Et tu t’es mariée?

Dina: En 1984 je me suis mariée avec Amir, tsabar(11) et rapidement notre aînée a pointé le bout de son nez et avec lui une question primordiale: dans quelle langue nous élèverons nos enfants en sachant que mon mari n’est pas francophone. Malgré des hésitations je choisis l’hébreu pour plusieurs raisons: mes difficultés pour passer d’une langue à l’autre, je possède un hébreu suffisant pour ne pas pénaliser mes enfants.

Mes enfants sont maintenant adultes (Baruch 29 ans prépare un doctorat de biologie à Jérusalem, Orit 27 ans diplômée de l’académie de musique de Jérusalem et Alon 25 ans qui commence des études de mathématiques) et parfois nous reprochent de ne pas avoir parlé français ou hongrois (langue maternelle de mon mari) mais comprennent notre décision.Depuis 1992 je travaille dans le secteur privé comme programmatrice et quelques temps avant ma retraite.

1279977423545b26691df412.69447992.jpgPHOTO FAMILIALE – Lors du mariage d’Alon au début septembre

Ezra : Un dernier conseil aux candidats à la ‘Alyah?

Dina: Si vous faites votre alyah marié et avec des enfants, ceux-ci apprendront l’hébreu et s’intégreront plus rapidement que vous, ne soyez pas découragé au contraire! Aussi, ils seront plus réticents pour repartir si vous (les parents) avez des difficultés. Donc préparer bien votre alyah pour éviter ce genre ce problème.

Ezra: Je te laisse conclure.

Dina: je suis satisfaite des résultats de 40 ans de vie en Israël même si Israël n’est pas le Paradis.

Personne ne vous promet un jardin de roses mais venez avec nous construire notre pays !


NOTICE EXPLICATIVE

Remarque générale: Il s’agit du onzième témoignage, interviewe/bilan d’olé/ola de France publie dans ce site (https://www.alyah.fr/temoignages/interviews-bilan-alyah/).

 

…diplômés pour les deux aînés de l’enseignement supérieur et commençant des études supérieures de mathématiques pour le benjamin!(1) : certains juifs de France craignent qu’en faisant leur Alyah, ils risquent de porter préjudice à l’ avenir de leurs enfants en les privant des facilites existant en France pour faire des études supérieures. L’exemple des enfants de Dina et de son époux montrent que cette appréhension n’est pas fondée: non seulement les jeunes qui le souhaitent peuvent accéder à l’enseignement supérieur mais l’avenir professionnel que leur permet Israël est beaucoup plus riche que ce qui attend la jeunesse juive qui vit en France.

Ezra(2):Ingénieur (Mines de Paris), expert en Traitement des Eaux, Alyah familiale (avec épouse et 3 enfants) en 1979 https://www.alyah.fr/un-parcours-exemplaire/

Ma’alot(3) : Ma’alot-Tarhicha est une ville de 23, 000 hab. dont 38% sont des olim venus du monde entier depuis 1990. Cette ville se trouve au centre de la Galilée orientale au centre d’un environnement extrêmement riche de très beaux paysages. Elle est située, adossée à des collines verdoyantes de 600 mètres de hauteur au-dessus du niveau de la mer. Elle a une vue imprenable sur les montagnes et sur le magnifique oued (VADI) Koren, tout en étant proche du bord de mer situe à 20 kilomètres.

La ville dispose d’une infrastructure permettant de faire bénéficier ses habitants de riches potentialités professionnelles et leurs enfants d’un système d’éducation de haut niveau.Ma’alot Tarhicha est une ville fleurissante, proposant une haute qualité de vie. (http://www.maltar.org.il/fr/).

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Carmiél(4):ville de 45, 000 hab. située au cœur de la Galilée dans une très belle région plantée d’oliviers. La ville dispose d’une zone industrielle importante, attire les jeunes couples et les olim.

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en Galilée(5): La Galilée, désignée en hébreu par Ha Galil est une très belle région au Nord d’Israël, qui bénéficie de pluies relativement abondantes pour Israël. Elle est souvent choisie pour y organiser des excursions.

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Raphael(6): Société israélienne à réputation mondiale, avec 6000 ingénieurs et techniciens pour concevoir, mettre au point, développer et produire des moyens de défense. En 2011 Raphael a mis au point deux armes exceptionnellement efficaces : Le Dôme de Fer qui a joué un rôle essentiel pour protéger la population d’Israël contre les roquettes du Hamas et Le Manteau de Vent pour protéger les chars contre les obus antitanks.

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… une Mehina(7):année préparatoire à l’enseignement supérieur en Israël.

à l’école normale David Yelin(8):Ecole normale de formation de membres du corps enseignant à Jérusalem.

Minhal Studentim (9):Office des étudiants (site en fr. http://www.moia.gov.il/French/Subjects/AcademicStudies/Pages/default.aspx)

Cet office aide les olim à faire des études universitaires en Israël tant au niveau des infos indispensables que de l’obtention de bourses études.

 

Collège Hadassah à Jérusalem(10): Collège académique spécialisé dans les professions de la Sante et de la Vie, des sciences de l’ordinateur, de la communication et du design.

 

 

 

 

 

Tzabar(11): Au sens propre le sabares ou Tzabar d’Israël est un type de cactus. Les israéliens nés en Israël sont désignés en comparaison avec les cactus sabares “Tzabarim” pour indiquer que comme le fruit du cactus ils sont extérieurement ” piquants ” mais doux et agréables une fois délivrés de leurs écorces.

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Dina nous avait déjà fait profiter de ses précieux conseils dans un article précédent sur le sujet “Faire Son Alyah avec un diabète de type 1” – https://www.alyah.fr/faire-son-alyah-avec-un-diabete-de-type-1/

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